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Mi-rose
mi-morose! |
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Depuis la signature du contrat-programme avec l’Etat, la presse nationale semble reprendre progressivement son souffle. Difficile cependant d’établir un bilan de parcours à ce stade. Quoi qu’il en soit, l’Etat a mis les moyens qu’il faut. Plus de 35 quotidiens, hebdomadaires et mensuels ont bénéficié de l’aide dont le montant global s’est élevé, en 2005, à plus de 37 millions de dirhams. En 2006, le nombre des dossiers soumis à la commission paritaire de la presse écrite a été encore plus important. Une cinquantaine de titres en ont bénéficié (18 quotidiens, 27 hebdomadaires dont six régionaux et cinq mensuels). Cette aide a atteint 43 millions de dirhams. Ce climat de confiance a encouragé plusieurs professionnels à franchir le pas à travers la création d’entreprises de presse. Quelque 66 nouveaux titres ont ainsi paru en 2006, dont essentiellement des mensuels. La plupart de ces nouvelles parutions, initiées par des particuliers et s’intéressant à l’information générale, se concentrent sur Rabat et Casablanca. Jusqu’au 31 décembre 2006, le nombre des titres de presse a atteint 398 journaux et revues.
Avec les organes des partis politiques, les journaux d’informations générales se taillent la part du lion sur le marché national. Selon le dernier rapport sur la presse écrite et les médias audiovisuels publics, publié par le ministère de la Communication, les publications mensuelles restent les plus importantes en nombre puisqu’elles ont atteint 192 titres, suivies des hebdomadaires avec 90 titres. Ces deux types de publications représentent à elles seules plus des 2/3 des publications.
Il y en a pour tout le monde
Cette dynamique a été ressentie sur le plan publicitaire. En avril 2007, les parts des marchés publicitaires dans les médias aussi bien écrits qu’audiovisuels ont augmenté de 10% par rapport au mois précédent. Cette progression du marché de la publicité est constante depuis plusieurs mois, même si elle reste mal répartie: une dizaine d’annonceurs s’accaparent près de 60% des investissements publicitaires. Le secteur des télécoms étant en tête des annonceurs, notamment dans l’audiovisuel. Les petites et moyennes entreprises qui représentent 92% du tissu économique national continuaient en 2007 encore à se partager timidement les quelque 40% restants.
Quant à la répartition de ces investissements par médias, selon une étude de l’agence «Imperium média», 52% ont été absorbés par la télévision en avril 2007, 22% par la presse écrite, 21% pour l’affichage et de 6,32% pour le média radio.
Toujours selon «Imperium média», 2M continue d’occuper plus de 70% de la pub-télé. L’Economiste dépasse de peu Le Matin à la tête des journaux les plus sollicités, et enfin, Médi-1 reste la plus prisée de toutes les radios, suivie de Casa-FM.
L’euphorie ne fait que commencer...
Dix nouvelles radios et une nouvelle chaîne de télévision ont démarré depuis juin 2006. On n’a pas encore retenu les noms de ces fruits de la libéralisation de l’audiovisuel qu’une nouvelle génération de radios s’apprête déjà à être lancée. L’octroi des nouvelles licences est prévu pour 2008. «Trop tôt», estiment les bénéficiaires des anciennes licences octroyées en 2006. Ils déplorent notamment l’insuffisance de la taille du marché publicitaire. En parallèle, le projet de mise en place d’un système de mesure d’audience va bon train. Il devrait être finalisé prochainement. Il permettra aux radios de mieux cibler leurs auditeurs... mais surtout leurs annonceurs.
Mais pour les nouvelles radios, tout n’est pas permis. Pour la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), le mot d’ordre est: contrôle. En mars 2007, une convention a été signée entre la HACA et les opérateurs du secteur audiovisuel pour la mise en place d’un système informatique de comptage des temps de passage et de parole des personnalités publiques. Aussi bien en période électorale qu’en période normale. |