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L’appel des
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Une technologie de pointe, un savoir-faire reconnu par les instances internationales, une qualité de fabrication parfaite... De l’avis de tous les observateurs, aussi bien nationaux qu’internationaux, l’industrie pharmaceutique marocaine s’impose de plus en plus comme un véritable pôle de croissance. Le marché pharmaceutique marocain est animé par les principaux acteurs du marché du médicament dans le monde mais aussi par des sociétés nationales. Cette diversité, matérialisée par la présence de 35 sites de production, permet d’offrir toutes les gammes thérapeutiques. Selon une étude récente de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP), le secteur a produit en 2006 environ 203 millions d’unités, permettant de couvrir dans la régularité près de 70 % des besoins locaux en médicaments. Les 30% restants sont assurés par les importations de produits à faible volume de consommation provenant surtout de pays européens. La structure de la consommation montre que l’ensemble des classes thérapeutiques est couvert par l’offre locale et que les médicaments de l’appareil digestif, du métabolisme, des anti-infectieux et du système nerveux central sont prépondérants dans la consommation marocaine.
300 millions de dirhams d’investissement
Afin d’accompagner cette dynamique, les entreprises présentes dans le secteur ont largement renforcé leurs programmes d’investissement. Ces programmes gravitent en moyenne chaque année autour de 300 millions dirhams et sont affectés autant à la modernisation de l’outil de production qu’à la formation des personnels. Seul point noir, la consommation de médicaments qui n’arrive toujours pas à se développer. Elle est de 232 dirhams/habitant /an en 2006. Il va sans dire que ce niveau assombrit sensiblement l’image sanitaire du pays. Une situation qui devrait s’améliorer avec l’entrée en vigueur de l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Côté distribution, le marché est partagé entre les laboratoires fabricants, les grossistes (répartiteurs) et les détaillants (pharmaciens d’officine). En 2006, on dénombre plus de 40 grossistes et 8.000 pharmacies. Laboratoire-grossiste-pharmacie-consommateur est le circuit prédominant pour la distribution de médicaments: près de 90% des produits transitent par ce circuit pour le marché intérieur. Par ailleurs, les laboratoires livrent directement près de 10% des produits aux pharmacies. La même proportion est adressée aux cliniques semi-publiques et aux hôpitaux.
La dynamique des cosmétiques
Un autre secteur vit lui aussi une nouvelle dynamique, à savoir les cosmétiques. Les estimations des professionnels font état en 2006 d’une croissance annuelle de ce marché se situant à environ 15%, fait ressortir une récente étude réalisée par la mission économique de l’ambassade de France au Maroc. De nouvelles marques de cosmétiques sont introduites sur le marché et de nombreuses ouvertures de centres de remise en forme, d’amincissement, de diagnostic de la peau ou des cheveux, d’espaces de bien-être ont eu lieu. Cette progression s’explique notamment par la dynamique de la distribution (Marjane, Acima, Label’ Vie, Aswak Assalam, Hanouty), la baisse des droits de douane et une forte augmentation des investissements publicitaires. Les parfums représentent 75 % du marché et les produits de soins et le maquillage 25%. Le marché se partage en deux grandes branches: les produits de grande consommation (le «mass market») et le sélectif (luxe). L’offre est nettement supérieure à la demande.
Le Maroc, une plate-forme
Pratiquement toutes les marques de notoriété internationale sont présentes au Maroc via leurs agents. Deux entreprises représentent les marques les plus prestigieuses. Il s’agit de Olka et de Cosmetica.
L’Oréal, présent dans tous les circuits de distribution, arrive en tête avec la coloration capillaire, le maquillage et le soin de la peau (Excellence, L’Oréal Perfection, Maybelline, Plénitude, Vichy). Yves Rocher quant à elle a ouvert 48 magasins en franchise. Oriflame (Suède), spécialiste de la vente directe de cosmétiques naturels, est présente depuis 1997.
Introduite par le biais de distributeurs vers le début des années 90, Avon (Etats-Unis) a renforcé sa position en implantant directement une filiale au Maroc en 2001, créant ainsi une plate-forme logistique pour les marchés maghrébin, africain et celui du Moyen-Orient.
Les marques internationales, fabriquées par les multinationales présentes au Maroc ou sous licence, dominent le secteur. La société Azbane, créée en 1976, dont l’effectif est compris entre 200 et 250 personnes, est le premier producteur marocain de shampoings, savons, eaux de toilette, maquillage et d’une large gamme de produits pour hôtels. Près de 80% de sa production sont tournés vers l’exportation. Les multinationales implantées au Maroc se consacrent essentiellement au marché national à l’exception de la société Azbane (près de 80% de sa production). Les flux d’exportation sont orientés essentiellement vers les autres pays du Maghreb (Algérie, Tunisie et Libye), les pays africains (Mali, Mauritanie, Sénégal) et du Moyen-Orient (Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis). Côté importation, la France, partenaire privilégié, est le premier fournisseur de crèmes de soins, d’huiles essentielles, d’eaux distillées aromatiques, de parfums, d’eaux de toilette et extraits pour parfums, de produits de maquillage et de beauté, d’autres produits capillaires, de produits d’hygiène buccale et de savons de toilette, de déodorants corporels et d’antisudoraux. Pour les shampoings, l’Arabie Saoudite arrive en première position devant la France.
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